Aide au développement

Dernière mise à jour: 5 March 2020

Le Sénégal a toujours bénéficié d’un appui important des bailleurs de fonds internationaux émanant de sources multilatérales, bilatérales et islamiques. Depuis le lancement de la stratégie national de développement du pays, le Plan Sénégal Émergent (PSE) en 2014, le soutien financier a principalement été fourni sous forme de subventions et de prêts, principalement dans le cadre de projets d’infrastructure, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports, ainsi que dans l’agriculture et l’éducation. La longue tradition de stabilité politique et économique du Sénégal a élevé le statut du pays sur le continent et a contribué à l’établissement des relations solides et variées avec les bailleurs de fonds.

L’écosystème des donateurs du Sénégal a toujours été dominé par la Banque Mondiale, l’Union européenne (UE), la France, les États-Unis et la Banque africaine de développement (BAD). Cependant, d’autres partenaires dont le Canada, le Japon, l’Allemagne, la Chine, la Turquie, les Émirats Arabes Unis (UAE) et la Banque islamique de développement mènent également des programmes et investissements majeurs au service du développement.

La grande majorité des bailleurs de fonds élaborent une stratégie de partenariat avec le pays, en collaboration avec le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan (MPEF), en associant les ministères sectoriels de tutelle, le cas échéant. La stratégie de partenariat définit les domaines de développement que les bailleurs de fonds chercheront à appuyer, généralement sur un horizon de trois à cinq ans. En tant qu’ordonnateur, le Ministre des Finances doit signer tous les accords des bailleurs de fonds avant que tout programme ne puisse commencer. Cette exigence permet de réduire le risque de non-alignement sur les priorités de développement définies dans le PSE. Compte tenu de la prédominance de l’agriculture, de l’éducation et de la santé dans le PSE, ces secteurs constituent les principales priorités des bailleurs de fonds. Cependant, l’examen annuel conjoint organisé entre la majorité des bailleurs de fonds et le gouvernement, ainsi que les consultations informelles régulières permettent de réduire les risques de chevauchement des programmes financés par les bailleurs de fonds.

La stabilité politique du Sénégal a permis à la plupart des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux de nouer une relation durable avec les gouvernements successifs, leur permettant de mettre en valeur leurs compétences respectives dans des secteurs spécifiques. Ainsi, il existe un degré de chevauchement relativement limité entre les bailleurs de fonds qui sont souvent sollicités sur la base de leurs références dans un secteur donné.

Dans le secteur agricole, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) comptent parmi les principales parties prenantes. La santé est dominée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que par diverses organisations non gouvernementales (ONG), y compris Afrivac, Speak Up Africa et Gavi. L’UNESCO joue un rôle clé dans le secteur de l’éducation, aux côtés de l’UNICEF ou des ONG telles que Educo. Quant à l’inclusion financière, le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU) est l’un des principaux partenaires de la Banque Mondiale. Le FENU travaille en étroite collaboration avec le MPEF et le secteur privé sur l’argent mobile et l’accès aux services bancaires.

L’écosystème des ONG est divisé en deux grands réseaux. Le Conseil des Organisations Non-Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD) comprend toutes les ONG locales, alors que la Plate-forme des ONG européennes (PFONGUE) ne comprend que des ONG européennes actives au Sénégal. Étant donné que les deux réseaux partagent les mêmes centres d’expertise ou de compétences, ils collaborent souvent pour éviter les doubles emplois ou, dans d’autres cas, coordonnent leurs actions pour renforcer les impacts.

Au cours des cinq dernières années, l’écosystème des bailleurs de fonds du Sénégal est devenu plus diversifié avec la montée en influence financière et technique de bailleurs bilatéraux émergents tels que la Chine, la Turquie et les Émirats Arabes Unis (EAU), ainsi que de bailleurs de fonds multilatéraux tels que la Banque islamique de développement. La Chine intervient notamment dans le financement de grands projets d’infrastructures mais fournit également de l’assistance technique, notamment dans les secteurs de la santé et de l’agriculture.

Les EAU sont un important bailleur de fonds de grands projets d’infrastructures de transport tels que les routes et les ports. Récemment, les EAU ont également identifié le Sénégal comme partenaire stratégique de premier rang en Afrique, indiquant leur volonté d’accroître leur soutien financier, à la fois par le biais de l’aide publique au développement et des investissements directs. De même, l’implication de la Turquie et de la Banque islamique de développement a traditionnellement ciblé de grands projets d’infrastructure, bien que le secteur de l’éducation soit devenu une priorité prédominante depuis quelques années. En l’absence de stratégies de partenariat officielles avec les pays qui soient accessibles au public, il est difficile d’analyser leur degré d’alignement sur les priorités de développement du Sénégal ou d’évaluer avec précision leur influence financière et technique respective.

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