Contexte de développement

Dernière mise à jour: 28 February 2020

Le Sénégal occupe le 164ème rang sur 188 pays dans le classement lié à l’Indice mondial de développement humain (IDH). L’IDH du pays s’est établi à 0,505 en 2017 – en dessous de la moyenne de 0,537 pour les pays de l’Afrique subsaharienne.

Depuis 2001, le Sénégal a été classé dans le groupe des pays les moins avancés du monde. Cela est dû au fait que les taux de croissance du pays, qui ont avoisiné les 5 % en moyenne entre 2000 et 2014 avant d’atteindre 6.8% en moyenne entre 2015 et 2017, ont été jugés insuffisants pour répondre aux besoins d’une population croissante et de plus en plus urbanisée. Une croissance des revenues trop faible, la sécurité alimentaire, la santé et l’amélioration de l’éducation demeurent les principaux défis de développement à relever pour le gouvernement et ses partenaires au développement.

En tant que tel, bien qu’il soit la 4ème économie de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal est classé parmi les pays à faible revenu à l’échelle mondiale. On estime que 56 % de la population vivent en zone rurale et que 60 % de sa population active dépend de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. La croissance non inclusive du pays a maintenu de fortes inégalités sociales et économiques, notamment où les jeunes et les femmes restant confinés à des activités à faible productivité, ce qui se traduit par un indice de Gini de 40,3 en 2013 contre 41,44 en 1994. Cependant, entre 1990 et 2015, l’IDH du Sénégal a augmenté de 34,6 % et son revenu national brut par habitant a augmenté de 25,9 %, preuve d’une évolution encourageante des indicateurs de développement. Au cours des deux dernières décennies, les résultats les plus remarquables du pays ont été obtenus dans le secteur de la santé, avec une réduction de 61 % du taux de mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans, parmi l’une des réductions les plus rapides en Afrique subsaharienne.

Depuis l’indépendance jusqu’en 2005, les progrès du développement humain ont été apportés par les performances économiques du pays, l’une des meilleures de l’Afrique subsaharienne en grande partie grâce au secteur agricole. Au cours de cette période, la croissance économique a facilité la réduction de la pauvreté qui a diminué de 7 % entre 2000 et 2005. Depuis lors, le taux de réduction de la pauvreté a été relativement modeste. À partir de 2006, l’économie a été exposée à de graves chocs internes et externes qui sapent les perspectives de développement.

Le ralentissement de l’économie est notamment imputable à la baisse de la production agricole due à une pluviométrie défavorable entre 2006 et 2007, à la crise des finances publiques de 2008 déclenchée par la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant, mais aussi à un ensemble de chocs intérieurs, notamment les inondations dans la région de Dakar et des pénuries d’électricité persistantes. Bien que la situation macro-économique se soit améliorée à partir de 2010, le Sénégal a connu des crises alimentaires et nutritionnelles successives, notamment les sécheresses du Sahel en 2010 et 2012 et les faibles précipitations en 2014. Selon la dernière enquête menée en 2011, la pauvreté est passée de 55,2 % en 2001 à 47 % en 2011, avec des disparités considérables entre les zones urbaines (46 %) et les zones rurales (57 %). Les récentes extrapolations indiquent que les progrès en matière de réduction de la pauvreté depuis 2012 sont restés lents et inégaux.

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